Alliance Syndrome Dravet

Alerte sur les dangers du CBD (composé actif du cannabis) vendu hors circuit légal


L’Agence du médicament alerte les patients et les parents d’enfants atteints d’épilepsie sur les dangers de produits vendus hors du circuit légal, en particulier sur Internet, contenant une substance active du cannabis, le CBD (cannabidiol).

L’agence sanitaire a été avertie par des médecins d’une augmentation de l’utilisation de CBD acheté de cette manière par des patients atteints de certaines formes d’épilepsie. L’usage de ces produits est en effet souvent évoqué dans les forums et sur le web.

« Il ne faut pas que les patients arrêtent leur traitement anti-épilepsie pour prendre du CBD à la place ou avec leur traitement, il y a un risque de conséquences graves », souligne Nathalie Richard, directrice adjointe des médicaments en neurologie à l’Agence du médicament ANSM.

« Le CBD peut augmenter les concentrations de médicaments dans le corps, notamment les anti-épileptiques, et accroître leur toxicité », ajoute-t-elle auprès de l’AFP. Il peut être aussi toxique pour le foie.

« Si vous envisagez de prendre ce produit, il ne faut pas hésiter à en parler d’abord avec votre médecin spécialiste, qui pourra vous conseiller et éventuellement » prescrire le seul médicament autorisé en France contenant du CBD, ajoute-t-elle.

Le CBD est un des composés actifs du cannabis. Des produits qui en contiennent sont vendus en dehors du circuit légal, en particulier sur Internet, sous différentes formes ( huiles, capsules, tisanes ou encore e-liquides pour cigarettes électroniques…), alors que leur vente est interdite. La qualité et la sécurité de ces produits vendus en dehors du circuit légal ne sont pas garanties.

Le CBD « sous forme de médicament », dont la composition et la qualité sont contrôlées, peut intervenir dans la prise en charge de certaines formes sévères d’épilepsie mais toujours sous la supervision d’un médecin neurologue ou neuropédiatre hospitalier.

Depuis décembre, un médicament, l’Epidyolex (laboratoire GW Pharmaceuticals), peut ainsi être prescrit grâce à une procédure spéciale, dite autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative.

 

Depuis le 5 décembre 2018, l’Épidyolex (cannabidiol) est disponible en ATU nominative pour les patients atteints du syndrome de Dravet à partir de 2ans, en échec thérapeutique. Ce sont les médecins référents qui demandent cette ATU à l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament), qui étudiera le dossier et validera ou non la prescription. L’Épidyolex sera alors délivré en pharmacie hospitalière.

 

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Epilepsie-l-ANSM-alerte-sur-les-dangers-lies-a-l-utilisation-de-produits-contenant-du-cannabidiol-vendus-notamment-sur-Internet-Point-d-information

 

Pour voir les modalités de demande de l’ATU nominative :

L’équipe d’Alliance Syndrome de Dravet

 


Pascal et Marie

Parents de Lucie. Bénévoles et membres du conseil d'administration d'Alliance Syndrome de Dravet.

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