Alliance Syndrome Dravet

Articles scientifiques sur le syndrome de Dravet parus en juin 2011


En juin,  parution de 10 articles sur le syndrome de Dravet et le gène SCN1A. Vous trouverez ci-après les traductions (parfois bien difficiles) de leurs résumés. Bonne lecture !

Brain 2011 Jun 29. [Epub ahead of print]

Dravet syndrome as epileptic encephalopathy: evidence from long-term course and neuropathology

Catarino CB, Liu JY, Liagkouras I, Gibbons VS, Labrum RW, Ellis R, Woodward C, Davis MB,Smith SJ, Cross JH, Appleton RE, Yendle SC, McMahon JM, Bellows ST, Jacques TS, Zuberi SM, Koepp MJ, Martinian L, Scheffer IE, Thom M, Sisodiya SM.

Department of Clinical and Experimental Epilepsy, UCL Institute of Neurology and National Hospital for Neurology and Neurosurgery, UCL, Queen Square, London WC1N 3BG, UK

Le syndrome de Dravet, une encéphalopathie épileptique : preuves à long termes et neuropathologie
Le syndrome de Dravet est un syndrome épileptique d’apparition infantile, souvent causé par des mutations ou des délétions du gène SCN1A. Sa prévalence, son évolution à long terme chez les adultes et la neuropathologie ne sont pas bien connus. Nous avons identifié une série de 22 patients adultes, dont trois cas post-mortem avec un syndrome de Dravet. Pour tous les patients, nous avons examiné les antécédents cliniques, les types et la fréquence des crises, les antiépileptiques, les conséquences fonctionnelles cognitives et sociales et les résultats des enquêtes. Une étude neuropathologique systématique a été effectuée, avec du matériel  post-mortem des trois cas adultes avec syndrome de Dravet, en comparaison avec des contrôles et une série de tissus pédiatriques pertinents. Vingt-deux adultes avec syndrome de Dravet, 10 femmes, ont été inclus, avec un âge médian de 39 ans (étendue de 20 à 66). La variation structurelle de SCN1A a été retrouvée dans 60% des patients adultes Dravet testés, dont un cas post-mortem avec de l’ADN extrait de tissu cérébral. De nouvelles mutations ont été décrites pour 11 patients adultes; un patient avait trois mutations SCN1A. Les caractéristiques du syndrome de Dravet à l’âge adulte comprennent plusieurs types de crises, malgré une polythérapie, et une évolution âge-dépendante dans la sémiologie des crises et le modèle électroencéphalographique. La sensibilité à la fièvre a persisté jusqu’à l’âge adulte dans 11 cas. Un déclin neurologique est survenu à l’âge adulte avec une détérioration cognitive et motrice. La dysphagie peut se développer dans ou après la quatrième décennie de vie, conduisant à une morbidité importante, voire la mort. Le diagnostic correct à un âge avancé a eu un impact à plusieurs niveaux. Des changements de traitement ont amélioré le contrôle des crises, même après des années de résistance aux médicaments dans les trois cas avec un suivi suffisant, après que les changements de médicaments aient été institués; un meilleur contrôle a également conduit à une amélioration significative des performances cognitives et de la qualité de vie à l’âge adulte dans deux cas. Il n’y avait aucun des traits caractéristiques histopathologiques de syndrome de Dravet dans cette série. Étonnamment, il y avait une conservation remarquable des neurones et des interneurones dans le néocortex et l’hippocampe des échantillons post-mortem des adultes. Notre étude fournit des preuves que le syndrome de Dravet est au moins en partie, une encéphalopathie épileptique.

 

J Headache Pain. 2011 Aug;12(4):435-41. Epub 2011 Jun 29

Polymorphisms of the SCN1A gene in children and adolescents with primary headache and idiopathic or cryptogenic epilepsy: is there a linkage?

Toldo I, Bruson A, Casarin A, Salviati L, Boniver C, Sartori S, Montagna P,Battistella PA, Clementi M.

Child Neurology Unit, Department of Pediatrics, University of Padua, Via Giustiniani, 3, 35128 Padua, Italy. irene.toldo@unipd.it

Les polymorphismes du gène SCN1A chez les enfants et adolescents atteints de céphalées primaires et d’épilepsie idiopathique ou cryptogénique: existe-t-il un lien?
Le but de cette étude était d’évaluer la distribution des polymorphismes du gène SCN1A dans une série d’enfants et d’adolescents atteints de céphalées primaires et d’épilepsie idiopathique ou cryptogénique comparée aux contrôles. Cinq polymorphismes exoniques non synonymes (1748A> T, 2656T> C, 3199A> G, 5771G> A, 5864T> C) du gène SCN1A ont été sélectionnés et leurs génotypage a été effectué, par fusion à haute résolution (HRM), dans 49 cas et 100 contrôles. Nous avons constaté que parmi les cinq polymorphismes, seul 3199A> G est un polymorphisme vrai. Nous n’avons pas trouvé de différence statistiquement significative des distributions des génotypes 3199A> G entre les cas et les contrôles. Nous avons exclu le rôle du gène SCN1A dans la pathogenèse de la comorbidité entre des maux de tête (surtout la migraine) et l’épilepsie. Le gène SCN1A est un gène majeur dans les différentes épilepsies et les syndromes épileptiques; l’HRM pourrait être la nouvelle méthode, plus rapide et efficace, pour l’analyse moléculaire du gène SCN1A.

 

Neurosci Lett. 2011 Aug 15;500(2):123-8. Epub 2011 Jun 17.

Mutation screening of three Chinese families with genetic epilepsy with febrile seizures plus.

Lin H, Li J, Wang M, Wang Z, Wang Y, Wu L.

Department of Neurology, Xuanwu Hospital, Capital Medical University, 45 Changchun Street, Beijing 100053, China.

Dépistage de mutation de trois familles chinoises souffrant d’épilepsie généralisée avec convulsions fébriles plus.
Genetic epilepsy with febrile seizures plus (GEFS+) is a familial autosomal dominant condition characterized by genetic heterogeneity. Five genes for GEFS+ identified in large families account for only a small proportion of families. Mutation in the majority of families with GEFS+ has not identified yet. The aim of our study is to search for the gene responsible for GEFS+ in three Chinese families by linkage analyses and a sequencing approach and to investigate the importance of coding and noncoding regions variations of four known GEFS+ genes (SCN1A, SCN1B, GABRG2 and SCN2A) in Chinese families. Results showed that a 6-cM candidate interval at 5q33-34 with a maximum LOD scores of 2.043 was identified in families B. Sequencing candidate gene GABRG2 and GABRA1 in this region did not identify a causative mutation. Moreover, no mutation was found in coding and noncoding regions of the four genes in three Chinese families. Besides excluding coding regions of four known GEFS+ genes, we also excluded the possibility of a mutation in the promoter, exon-intron boundaries, 5′ untranslated regions (5′ UTRs), and 3′ UTRs of four known GEFS+ genes in three Chinese families. In conclusion, the present study demonstrates the heterogeneity of the etiologies of GEFS+. There are as yet undiscovered mechanisms underlying GEFS+.

 

Epilepsy Behav. 2011 Aug;21(4):446-8. Epub 2011 Jun 23.

Perceptions of fever and fever management practices in parents of children with Dravet syndrome.

Desnous B, Goujon E, Bellavoine V, Merdariu D, Auvin S.

Inserm, U676, Paris, France; Université Paris 7, Faculté de Médecine Denis Diderot, Paris, France; APHP, Hôpital Robert Debré, Service de Neurologie Pédiatrique, Paris, France.

Perceptions de la fièvre et pratiques de sa gestion chez les parents d’enfants atteints du syndrome de Dravet
OBJECTIF: La première crise dans le syndrome de Dravet est souvent considérée comme une convulsion fébrile (FS), mais peu après, des convulsions fébriles et afébriles se produisent, conduisant à un diagnostic. La fièvre demeure un facteur qui provoque facilement les convulsions.Nous avons étudié la perception et la gestion de la fièvre par des parents d’enfants atteints du syndrome de Dravet.

MÉTHODES: Nous avons mené cette enquête en utilisant un auto-questionnaire anonyme.

RÉSULTATS:  Un total de 20 parents ont retourné le questionnaire. La fièvre reste un élément déclencheur des crises pour 90% des patients. Tous les parents ont une connaissance précise de la fièvre et de sa gestion. L’impact familial et socioprofessionnel des crises dues à la fièvre semble être très fort.

CONCLUSION:  La fièvre constitue une préoccupation importante des parents d’enfants atteints du syndrome de Dravet. Le niveau d’anxiété des parents est élevé en cas de fièvre. L’anxiété semble liée à la crainte de récidive des crises et conduit à une modification importante du comportement des parents.

 

Epilepsia. 2011 Aug;52(8):1506-12. doi: 10.1111/j.1528-1167.2011.>03134.x. Epub 2011 Jun 21.

A retrospective population-based study on seizures related to childhood vaccination.

von Spiczak S, Helbig I, Drechsel-Baeuerle U, Muhle H, van Baalen A, van Kempen MJ, Lindhout D, Scheffer IE, Berkovic SF, Stephani U, Keller-Stanislawski B.

Department of Neuropediatrics, Christian-Albrechts-University Kiel and University Medical Centre Schleswig-Holstein, Kiel, Germany.s.vonspiczak@pedneuro.uni-kiel.de

Une étude rétrospective sur les convulsions liées à la vaccination des enfants
OBJECTIF: Des cas d’épilepsies sévères de l’enfant en association temporelle avec la vaccination ont un grand impact sur l’acceptation des programmes de vaccination par les parents et les fournisseurs de soins de santé. Cependant, on sait peu sur le type et la fréquence des crises et des syndromes épileptiques après la vaccination. Cette étude vise à décrire les caractéristiques cliniques des enfants présentant des crises après la vaccination à l’aide d’une cohorte basée sur les registres.

MÉTHODES: Nous avons interrogé la base de données nationale allemande de manifestations postvaccinales indésirables (AEFI) pour les crises d’épilepsies signalées pour des enfants âgés de 0 à 6 ans. Tous les cas signalés en 2006-2008 ont été analysés rétrospectivement; l’information clinique disponible a été réévaluée et classée par type de crises et de syndromes épileptiques.

PRINCIPALES CONCLUSIONS: Au total, 328 cas signalés entre 2006 et 2008 ont été rapportés. Les données de convulsions ou de crises épileptiques étaient présentes pour 247 (75,3%) des 328 patients avec un intervalle moyen entre la vaccination et l’événement épileptique de 24 h et de 7,5 jours pour les vaccins respectivement inactivés et atténués. Cinquante et un (15,5%) des 328 patients ont présenté une syncope, des épisodes d’hypotonie-hyporéactivité, ou d’autres événements non épileptiques. L’information a été insuffisante pour la classer les événements épilepsie versus non épilepsie pour 30 (11,3%) des 328 patients. Pour les cas de convulsions confirmées, les convulsions fébriles étaient présentes dans 121 (49%) des 247 cas, et 38 (15,4%) de ces 247 patients avaient des crises fébriles simples. L’état de mal épileptique a été décrit dans 21 cas (8,5%) des 247 patients. Trente et un (12,6%) des 247 patients se sont présentés avec divers syndromes épileptiques pédiatriques. Des épilepsies graves chez les enfants (syndrome de Dravet, syndrome de West, syndrome de Lennox Gastaut, ou syndrome de Doose) ont été diagnostiqués chez 29 (11,7%) des 247 patients, avec une vaccination associée à cet événement comme étant la première crise documentée pour 15 (51,7%) des 29 patients.

SIGNIFICATION: Les crises associées à la vaccination sont présentes dans le cadre de syndromes épileptiques différents, y compris les épilepsies graves de l’enfant, dans> 10% des cas. Un diagnostic précoce des syndromes épileptiques et la confirmation d’une étiologie sous-jacente est importante pour les décisions de traitement, le conseil génétique, et l’évaluation de santé publique de l’innocuité du vaccin.

 

Epilepsia. 2011 Aug;52(8):1476-82. doi: 10.1111/j.1528-1167.2011.03129.x. Epub 2011 Jun 10.

Comorbidities and predictors of health-related quality of life in Dravet syndrome.

Brunklaus A, Dorris L, Zuberi SM.

The Paediatric Neurosciences Research Group, Royal Hospital for Sick Children, Glasgow, United Kingdom School of Medicine, University of Glasgow, Glasgow, United Kingdom.

Les comorbidités et les facteurs prédictifs de la qualité de vie liée à la santé dans le syndrome de Dravet
OBJECTIF: La qualité de vie liée à la santé (QVLS) a émergé comme une mesure largement acceptée pour évaluer les impacts des maladies chroniques sur le bien-être physique, social et mental d’un individu. Il y a une pénurie de données de QVLS dans les syndromes épileptiques spécifiques et leurs besoins associés. Dans cette étude, notre objectif était de décrire les comorbidités et les facteurs prédictifs liés à la maladies dans le cadre de la QVLS dans le syndrome de Dravet, une encéphalopathie épileptique définie par une étiologie génétique. Nous prévoyons que cela va nous aider à mieux reconnaître et comprendre les besoins des enfants et des familles et à planifier les traitements dans ce syndrome épileptique sévère.

MÉTHODES: Cent soixante-trois personnes ayant le syndrome de Dravet et leurs familles ont participé à l’étude. La clinique détaillée et des informations démographiques étaient disponibles pour chaque cas. La QVLS a été évaluée avec deux instruments spécifiques à l’épilepsie, l’échelle de l’impact de l’épilepsie pédiatrique (IPES) et le questionnaire de qualité de vie sur l’épilepsie et les troubles d’apprentissage  (ELDQOL); un instrument générique de QVLS ; un inventaire de qualité de vie pédiatrique (PedsQL) et une outil de dépistage du comportement, le questionnaire force et difficultés (SDQ).

PRINCIPALES CONCLUSIONS: La QVLS a été significativement plus faible pour les enfants avec le syndrome de Dravet par rapport aux données normatives (p <0,001). Une évaluation transversale des mesures de différents groupes d’âge a révélé que le PedsQL générique et les échelles de  fonction cognitive ont diminué dans les catégories d’âge supérieures, indiquant un pire QVLS (p <0,001). L’évaluation de la gravité de l’épilepsie a démontré que les symptômes ont été jugés très graves dans 10 (6%) des 162 cas, un peu sévère dans 78 (48%) des 162, modérés dans 51 (32%) des 162, et faibles dans 23 (14%) des 162 cas. La gravité de l’épilepsie était significativement corrélée avec le score total d’impact IPES  (r = 0,466, p <0,001, n = 162). Les scores  d’impact total IPES dans le groupe Dravet (n = 162) étaient significativement plus élevés que les scores mesurés dans l’échantillon original de validation des enfants épileptiques avec ou sans difficultés d’apprentissage (± SD) (21,0 ± 8,7 vs 11,6 ± 5,4, t = 8,95 , p <0,001, n = 46). Sur le SDQ, 35% des enfants ont obtenu un score dans la gamme anormale de « troubles de conduite », 66% d »‘hyperactivité / inattention », et 76% de « relations avec les pairs ». L’analyse de la régression a révélé que le jeune âge de début des crises (p = 0,019), la présence des crises myocloniques (p = 0,029), les troubles moteurs(p = 0,048), les difficultés d’apprentissage (p = 0,002), la gravité de l’épilepsie (p <0,001), et les difficultés de comportement (p <0,001), chacun pris indépendamment prédit une pauvre QVLS. Les problèmes de comportement comme l’hyperactivité / l’inattention étaient les meilleurs prédicteurs d’une pauvre QVLS.

SIGNIFICATION: C’est la première étude exhaustive de la QVLS dans un syndrome épileptique étiologiquement bien défini. La QVLS dans le syndrome de Dravet dépend d’une série de facteurs indépendants, incluant le contrôle des crises, le comportement, les troubles cognitifs, et les problèmes de motricité. L’identification des comorbidités spécifiques dans le syndrome de Dravet facilitera une approche distincte et multidisciplinaire de la gestion des crises, des problèmes de comportement, des difficultés cognitives et des troubles moteurs.

 

Neuropediatrics. 2011 Apr;42(2):78-81. Epub 2011 Jun 6.

Acute encephalopathy in a patient with Dravet syndrome.

Tsuji M, Mazaki E, Ogiwara I, Wada T, Iai M, Okumura A, Yamashita S,Yamakawa K, Osaka H.

Division of Neurology, Kanagawa Children’s Medical Center, Yokohama, Japan.

L’encéphalopathie aiguë chez un patient avec un syndrome de Dravet
Le syndrome de Dravet (épilepsie myoclonique sévère du nourrisson) est un syndrome épileptique avec différents types de crises qui commence dans la première année de vie et peut entraîner une déficience intellectuelle. Les mutations du gène SCN1A sont la cause génétique la plus répandue du syndrome de Dravet . Dans cette étude, nous rapportons le cas d’une fille de 12 ans avec le syndrome de Dravet ayant une mutation SCN1A, c.2785Cdel (L929del fsX934). Elle a eu un épisode d’état de mal et de léthargie persistante après 48 h de maladie fébrile aiguë qui a été précédée par une vaccination annuelle contre la grippe. La faible activité électrique détectée par l’électroencéphalogramme et des concentrations élevées d’énolase neurone-spécifique et d’interleukin-6 dans le liquide céphalo-rachidien ont suggéré une encéphalopathie aiguë. L’IRM a montré des anomalies dans le thalamus, le cervelet et le tronc cérébral. Ces anomalies ont été prolongées plus d’un mois. Les caractéristiques biochimiques et l’IRM de ce cas sont différents de tout type connu d’encéphalopathie, et peut suggérer une vulnérabilité des neurones exprimant le gène mutant SCN1A dans le cerveau.

 

Rev Neurol. 2011 Jun 1;52(11):681-8.

[Early diagnosis of Dravet’s syndrome: contributions from clinical practice and molecular biology].

Sanchez-Carpintero R.

Unidad de Neurología Pediátrica, Clinica Universitaria de Navarra, Pamplona, Espana. rsanchezc@unav.es

[Le diagnostic précoce du syndrome de Dravet: les contributions de la pratique clinique et de la biologie moléculaire] [article gratuit en espagnol]

INTRODUCTION: Les altérations du gène SCN1A sont les causes les plus fréquentes du syndrome de Dravet. Cette constatation a augmenté l’intérêt scientifique du syndrome, en aidant à mieux définir ses caractéristiques cliniques et à faciliter le traitement.

OBJECTIFS: Mettre à jour les connaissances sur le syndrome de Dravet et discuter du rôle des études moléculaires dans l’amélioration de la détection précoce et de la gestion spécifique de ce syndrome.

DEVELOPPEMENT: Nous passons en revue les informations actuelles sur les causes, les caractéristiques cliniques et électriques, le traitement et les complications du syndrome de Dravet . Un accent particulier est fait sur la détection précoce.

CONCLUSIONS: Le phénotype du syndrome de Dravet est maintenant mieux défini et la détection précoce est aujourd’hui possible. En conséquence, il est désormais possible d’utiliser des médicaments antiépileptiques plus spécifiques et d’éviter des traitements nocifs. Les avantages d’un contrôle meilleur et plus rapide  des crises et des interventions cognitives précoces ont besoin d’être démontrés dans des études prospectives sur des enfants diagnostiqués dans leur première année de vie.

 

J Child Neurol. 2011 Jun;26(6):782-5. Epub 2011 Apr 27.

Leber’s hereditary optic neuropathy mutations associated with infantile-onset myoclonic epilepsy.

Frye RE.

Division of Child and Adolescent Neurology, Department of Pediatrics, and Children’s Learning Institute, University of Texas Health Science Center, Houston, TX 77030, USA. Richard.e.frye@uth.tmc.edu

Les mutations de la neuropathie optique héréditaire de Leber  associées à l’apparition infantile de l’épilepsie myoclonique.

Les syndromes épileptiques qui apparaissent dans la première année de vie, surtout lorsqu’ils incluent des caractéristiques myocloniques, ont une signification particulière car ils sont associés à long terme à des anomalies développementales et neurologiques. L’épilepsie myoclonique sévère du nourrisson (syndrome de Dravet) est particulièrement intéressante car elle est associée à des crises provoquées par la fièvre et à des mutations de la sous-unité alpha du canal sodique (SCN1A) dans environ un tiers des cas. Nous rapportons ici deux enfants qui avaient des caractéristiques cliniques de l’épilepsie myoclonique sévère du nourrisson, sans mutations du gène SCN1A et à qui l’on a décelé des mutations d’ADN mitochondrial associées à la neuropathie optique héréditaire de Leber. Ces deux enfants ont montré des marqueurs de la dysfonction mitochondriale, résistant aux médicaments épileptiques, et un dysfonctionnement des systèmes non neurologique. Ces cas montrent que des mutations d’ADN mitochondrial, en particulier celles associées à la neuropathie optique héréditaire de Leber, doivent être envisagées dans les cas d’épilepsie myoclonique débutant dans l’enfance, surtout lorsque des mutations dans le gène SCN1A ne sont pas trouvées.

Epilepsy Res. 2011 Jun;95(1-2):86-93. Epub 2011 Apr 6.

Neuropsychological development in children with Dravet syndrome.

Chieffo D, Battaglia D, Lettori D, Del Re M, Brogna C, Dravet C, Mercuri E,Guzzetta F.

Child Neurology and Psychiatry, Catholic University, Rome, Italy.

Développement neuropsychologique d’enfants atteints du syndrome de Dravet
OBJECTIF: Le but de cette étude est de rapporter un profil détaillé du développement neuropsychologique chez les enfants atteints du syndrome de Dravet .

MÉTHODES: Douze enfants avec un syndrome de Dravet ont été évalués à l’aide d’une évaluation cliniques et neuropsychologiques détaillée. Six avaient des caractéristiques typiques de l’épilepsie myoclonique sévère du nourrisson (SMEI), alors que les six autres étaient « borderline ». Tous les douze ont subi une série d’évaluations neuropsychologiques avec des échelles de développement neurologique et une évaluation plus approfondie de certaines capacités cognitives.

RÉSULTATS: Nos résultats ont rapporté un développement apparent normal avant l’apparition de la maladie, une évolution générale en deux étapes principales, la première plus active et une tendance générale vers une stabilisation clinique par la suite. L’apparition du déclin cognitif était généralement plus tard que ce qui est rapporté dans d’autres séries, de plus, la dépréciation du développement cognitif est moins sévère, en particulier dans les cas « borderline ». Quant à la compétence cognitive spécifique, l’attention, l’intégration visuelle motrice, la perception visuelle ainsi que les fonctions exécutives sont les aptitudes les plus affaiblies; le langage apparaît moins impliqué, avec une prédominance des défauts phonologiques.

CONCLUSIONS: Dans notre cohorte, le développement global des patients semblent moins touché que dans les études précédentes. Par ailleurs, notre étude souligne une déficience de plusieurs compétences cognitives spécifiques, même chez les patients avec un quotient de développement apparemment dans la gamme normale. Le langage et d’autres troubles de compétences cognitives comme l’attention, l’organisation visuo-spatiale, la mémoire de travail et les fonctions exécutives semblent compatibles avec ce que l’on trouve habituellement dans les troubles cérébelleux.


Nathalie

Nathalie Coqué. Maman d’Achille. Membre du Conseil d’Administration, représentante scientifique et Vice Présidente d’Alliance Syndrome de Dravet.

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